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Voir la version complète : [24] La 25ème heure



Bunk
20/01/2008, 16h41
Alors voilà, j'ai décidé d'ouvrir ce topic pour vous faire part de mes 25ème heures de la série 24. Le principe de base de ce genre de fan-fiction est très simple : imaginer ce qui a pu se passer après les fin de saison que l'on connait tous, à la 24ème heure : que pourrait-il se passer après le décompte final de chaque Day ?

C'est une idée née sur 24-fr, par Shazam! qui en fut l'instigateur. J'ai fais les 25èmes heures des saisons 1, 2 & 3 de 24, aussi je vais les publier, en espérant que les lecteurs, et les commentaires qui s'en suivront peut-être, seront nombreux. Bien sûr, c'est aussi un topic où vous pouvez vous-même faire votre vision d'une 25ème heure, ce sera avec plaisir que je la (ou les) lirai ;). Sur ce, dans tous les cas, je souhaite à mes lecteurs potentiels une bonne lecture !

Bunk
20/01/2008, 16h43
24 Saison 1
Episode 25 : The Following takes place between 12.00 AM and 01.00 AM.


12:00:01
12:00:02
12:00:03
12:00:04

Jack continue de pleurer sur le corps sans vie de sa femme, il s'en veut. Kim, se demandant pourquoi son père ne revient pas avec Teri, va, au bout de 5 minutes, les chercher. Elle trouve Jack pleurant avec le cadavre de sa mère dans ses bras, elle s'effondre et les regarde, choquée.

A 00h13, Paul Wilson (l'homme que Jack appelle pour avoir accès à la vidéo de la salle d'interrogatoire de Jamey Farell), observant une caméra du couloir (le local où Nina préparait son départ n'a pas de caméra) et voyant Kim par terre contre le mur de extérieur de ce corridor, appelle George Mason, déjà en train de parler par téléphone à Ryan Chapelle lui annonçant que Nina Myers était une taupe et qu'elle venait d'être arrêtée il y'a 20 minutes, que des papiers venaient d'être signés et qu'elle s'apprêtait à être emmenée par le FBI pour interrogatoire, à 1 heure du matin.

Il prit l'appel de Paul Wilson après avoir fini celui avec son supérieur hiérarchique, et, vers 00h27, Wilson lui annonce qu'il devrait aller voir pourquoi Kim Bauer est effondrée de chagrin dans ce couloir, pourquoi elle semble effrayée.

Mason y va, descend l'escalier adjacent à son bureau, et dit à Tony, encore éberlué par le fait que Nina se soit jouée de lui, de donner les papiers confirmant que le FBI possède l'autorisation de la Division d'interroger Nina Myers. Mason arriva dans le couloir, poussa une première porte et vit la médecin de la CTU et 2 gardes en train d'allonger un vigile sur un brancard, blessé par balles par Nina Myers. Inquiété, il se précipite alors pour leur demander ce qui se passe, et ces derniers leur indiquent qu'ils ont vu une jeune fille pleurer dans le couloir plus loin.

Précipitamment, il alla pousser cette porte en verre et vit Kim, désespérée. Il lui demanda la raison de son état, elle ne répondit pas, elle resta la tête baissée, recroquevillée. Il se dit qu'il avait dû se passer quelque chose, il lui demanda où était Jack, dont il avait besoin pour faire le debriefing de son assaut dans la planque de Victor et de Andre Drazen. Elle releva la tête, et il vit, dans les yeux de l'adolescente, le malheur. Il se rapprocha d'elle et entendit pleurer également au loin, il se retourna et vit Jack, gisant sur le sol, dans l'obscurité.

Tony, après avoir vérifié l'ordinateur de Nina, par orgueil de s'être laissé berné, (il ne trouva rien, les informations sur le fait qu'elle soit une taupe étant sur un autre ordinateur), se dirige à l'extérieur du bâtiment où le FBI et Nina, menottée à l'intérieur d'une voiture de l'agence, se trouvent, prêts à partir. Au début, George n'osa pas entrer dans le local où se trouvait Bauer, bien qu'il devinait ce qui s'était passé. Au bout de quelques minutes de contemplation, il se rapprocha de Jack et vit avec effroi Teri Bauer une balle dans l'abdomen, serrée contre son époux.

Jack se rendit compte de sa présence, et lentement, lui demanda de partir, de le laisser seul. Mason lui répondit, avec un peu d'embarras, qu'il avait besoin de lui pour l'interroger sur la mort des Drazen. Alors, à ce moment là, brusquement et avec une lueur de folie dans les yeux, Jack repensa à cela : "Nina...". Il baissa sa tête sur sa femme, livide, et lui apposa un baiser sur le front avant de se relever, soudainement.

Il demanda à George Mason si Nina Myers était encore sur les lieux, il lui répondit qu'elle allait partir d'une minute à l'autre pour le FBI, en détention. D'un geste brusque, Jack sortit son arme et la chargea. Mason devinant ce que Jack allait tenter de faire, lui bloqua le bras, mais ce dernier le poussa violemment au fond de la pièce, ce qui le fit trébucher. Il courut, l'arme au poing, dans le couloir, et vit sa fille. Il la regarda, malheureux, mais ne s'arrêta que très peu de temps, il continua sa course. Il était obsédé par Nina Myers, qui allait s'en tirer, vivante. Sa femme était morte, et Nina allait rester en vie. Il ne le fallait pas.

Mason, ayant retrouvé rapidement ses esprits, alla au téléphone se trouvant dans le local et demanda à la sécurité d'arrêter Jack Bauer, qui allait tenter de tuer Nina Myers. Il est 00h42.

Tony Almeida, venant de remettre les papiers au représentant du FBI se trouvant sur le parking extérieur de la cellule et après avoir regardé une dernière fois celle qui l'avait trahi, rentra dans le bâtiment par le parking intérieur et vit soudainement Jack, l'arme à la main, sortir de l'agence et se trouva alors face à lui. Tony sut immédiatement que Jack allait vouloir tuer Nina, mais il ne tenta pas de l'arrêter.

Jack regarda son collègue dans les yeux, et continua son chemin. 2 hommes de la sécurité arrivèrent alors devant Tony, et foncèrent en direction de Jack, au sortir du bâtiment. Ce dernier, les larmes aux yeux, chercha les voitures du FBI, et vit qu'une de ces dernières s'apprétait à partir en tête de file, suivie par la seconde. Il en conclut que Nina Myers devait se trouver dans la première, aussi il se rapprocha de cette dernière, en marchant d'un pas pressé.

Un des 3 agents du FBI présents vit Jack s'approcher de la voiture, arme au poing, aussi il essaya de lui barrer le passage, sans succès. Jack avait la rage, la haine, il n'avait en tête que l'image de sa femme étendue sur une chaise, morte,. La sécurité arriva, Jack les vit et leur hurla de jeter leurs armes au loin, ils refusèrent. En un éclair, Jack tira une balle au dessus de la tête d'un des 2 hommes et leur ordonna de faire ce qu'il venait de dire, ils s'exécutèrent.

Jack se baissa brièvement pour ramasser leurs armes, jetées à ses pieds, mais les deux agents du FBI avaient entendu le coup de feu, et Nina, la tête tournée vers Jack, aussi. Elle se dit qu'elle allait mourir, qu'on arriverait pas à stopper Jack Bauer. Jack se rapprocha de la voiture en courant deux armes au poing. Tony ressortit, voulant voir ce que Jack allait faire, ainsi il observa la scène de loin. George Mason, qui, ayant été poussé par terre violemment par Jack, arriva péniblement dehors en boîtant de la jambe droite, et hurla à Jack de lâcher son arme sur le champ.

Ce dernier entendit son supérieur direct mais ne l'écouta pas, il tira une balle dans le pare-brise de la voiture où se trouve la traître, puis une autre, et encore une autre. Une de ces deux balles frôla la tête de Nina, tremblante de peur. Les deux agents du FBI se mirent sur le chemin de Jack, l'agent de sécurité de la CTU valide hurla à Jack d'obéir à Mason, mais ce dernier ne broncha pas, et le regard haineux, il chercha une recharge pour son arme dans sa poche.

Il en trouva une, mais une voix le stoppa.

"Non, papa".

Kim, lentement, avançait vers son père.

"Ca ne ramènerait pas maman", poursuit-elle avec amertume.

Ces paroles eurent l'effet d'une secousse profonde sur Jack, un déclic, il abandonnerait sa fille s'il allait en prison pour le meurtre de Nina, et ça il ne le voulait pas, pour rien au monde. Il lâcha son arme, Teri non plus n'aurait pas voulu qu'il fasse cela.

Il vit les deux agents du Bureau d'Investigation prendre leur collègue, quelque peu sonné par Jack, le mirent à l'arrière de la deuxième voiture, et prirent chacun le volant d'un des véhicules. Jack était parti rejoindre Kim, il la tenait fort, dans ses bras. Ils pleuraient, ils avaient réalisé ce qui s'était passé une heure plus tôt. Jack ne reverrait plus sa femme, Kim ne reverrait plus sa mère, c'était inéluctable.

Pendant que Mason annonçait à Jack qu'il devrait passer le lendemain matin pour récupérer le corps de Teri, ce dernier, malgré la fatigue, se rendit compte de la mort de celle qu'il a tant aimé. S'il n'avait pas fait ce qu'il a fait par le passé, s'il n'avait pas fait confiance en de mauvaises personnes, il aurait pu avoir une famille unie, il aurait même été une deuxième fois père. George et Tony rentrèrent au sein de la cellule, de même que les vigiles. Mais Jack et Kim restèrent silencieux, ensemble, enlacés, sur le parking de l'agence.

Quelques mètres plus loin, Jack vit la voiture de celle qui a tué sa femme démarrer, son regard était planté dans celui de Nina, apitoyée. Il aurait tant aimé ne jamais avoir vécu cette journée, cette journée qui restera historique pour tout le monde, le premier sénateur noir ayant gagné la présidence des États-Unis tout en échappant à deux tentatives d'assassinat. La voiture du FBI s'éloigna alors du père et de sa fille, pour s'engager sur les routes de Los Angeles, encore très encombrées à cette heure tardive. C'est fini, tout cela est fini...

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Bunk
28/01/2008, 18h13
Merci pour votre engouement :).

Je me lance, je vais essayer de faire un 25ème épisode à la saison 2 alors :wink: :

24 Saison 2
Episode 25 : The Following takes place between 08.00 AM and 09.00 AM.

08:00:01

Kate Warner rentre chez elle.
Ce fut vraiment une très longue journée et elle peut à peine ouvrir les yeux, ses paupières semblent brûler du désir de se clore.
Elle est heureuse que Jack Bauer ait survécu à ce complot et ait réussi à empêcher la guerre, maintenant sa fille et lui sont heureux, ensemble, il mérite d'avoir un peu de bonheur après ce qu'il a enduré.
Une chose est sûre, ce que Kate fera une fois arrivée chez elle, ce sera de dormir profondement.
Enfin, à vrai dire, elle essayera.
Ce qui s'est passé ces dernières heures, la mort de Paul Koplin, la mort de Reza, cette bombe nucléaire ... et Marie.
Comment a-t-elle pu faire cela ?
Vouloir tuer des milions de gens, ces fanatiques que l'on voit partout, ces terroristes qui vivent dans le désir de tuer des gens ou de faire mal à des nations ... non, non elle ne peut pas faire partie de ces gens là !
Que devait penser leur mère ?!
Kate avait du mal à rester concentrée sur sa route, au bout de quelques minutes elle craqua, des larmes coulèrent sur ses joues.
Elle se sentait responsable.
Si elle avait été plus vigilante, si elle avait mieux surveillé sa soeur, peut-être qu'elle n'aurait jamais eu idée de vouloir faire ça...

08:01:55

L'agent Tom Baker est en route pour la CTU avec Sherry Palmer et 3 autres agents lorsqu'il reçoit un appel, de Tony Almeida : le président Palmer a été attaqué pendant sa conférence de presse il y'a près de 3 minutes, le coupable de cet attentat n'a pas été identifié, la nature de la menace est elle aussi inconnue, mais l'attachée de presse du Président, Jenny Dodge, déclare avoir vu la main droite de David Palmer craquelée et boutonneuse, infectée probablement, le Président s'est effondré après l'avoir déplorée, mais mme Dodge était encore sous le choc et n'a pas pu en dire plus.

Tony, en liaison avec les Services de Sécurité, a eu la confirmation qu'une ambulance est arrivée et a pris en charge Palmer, au croisement de Sepulveda et de Flowers, dans le centre-ville.
Il charge Baker et son escouade de s'y rendre sur le champ, avec deux autres équipes.

Baker, éberlué par la nouvelle, annonce à son unité présente à l'arrière du truck qu'ils ne rentrent pas à la CTU mais vont dans le centre en raison d'une attaque terroriste sur le Président.
Il informe les agents présents dans les autres véhicules de la nouvelle.
Sherry Palmer, d'abord plongée dans ses pensées, a entendu ce que Baker a annoncé et demande ce qui s'est passé exactement, ce dernier répond qu'il n'en sait pas plus.
Sherry Palmer est dans tous ses états, horrifiée, paniquée.
Elle espère que ce n'est pas à cause d'elle que c'est arrivé, à cause du décès de Peter Kingsley dont elle a vu le corps un quart d'heure auparavant.
Sherry tremble de peur pour son ex-mari, elle se sent coupable.
S'il mourrait aujourd'hui, elle ne se le pardonnerait jamais.

08:04:59

Arrivée au poste du shérif, Michelle Dessler signe les papiers pour la libération de son frère Danny et tous deux sortent du commissariat.

Ils sont en chemin vers la voiture de Michelle quand cette dernière reçoit un appel de Tony lui ordonnant de revenir à la CTU immédiatement, le Président Palmer a été la cible d'une attaque terroriste non identifiée, et on a besoin du personnel le plus qualifié, Tony considère Michelle comme essentielle.
"Je sais que tu es fatiguée, je sais le travail énorme que tu as fourni ces dernières 24 heures, mais là j'ai encore besoin de toi, pour quelques heures seulement, le temps qu'on clarifie la situation".

Michelle annonce à Danny qu'il doit prendre une autre voiture, ce dernier lui rétorque que la sienne est restée stationnée sur le parking de la CTU.
Michelle demande alors au policier étant en train de fumer dehors de ramener son frère chez lui, au 17048 Alvers Street.
Danny est insurgé et refuse, mais Michelle lui répond que c'est une question de sécurité nationale.
Il accepte finalement, il ne veut pas causer d'autres ennuis, pas à des gens autour de lui, qui lui sont proches, de toute manière il ne souhaite plus rien, rien ne lui ramènera sa vie d'avant.
"Au revoir, soeurette...".

08:06:10

...

08:11:45

Elle n'a plus rien à voir avec ça, elle a fait ce qu'elle avait à faire.
Ca ne lui plaît pas forcément, mais elle n'avait pas le choix.
Mandy roule en direction du port de Los Angeles, 15 minutes après avoir assassiné le Président des Etats-Unis.
Du moins, c'est ce qu'elle croyait jusqu'à ce qu'un flash radio remette cela en question en annonçant que David Palmer avait été attaqué mais, selon certaines sources, s'apprêtait a été opéré dans les minutes qui suivent et ses jours ne seraient peut-être pas en danger.
"Ce n'est pas grave, j'ai fais ce que j'avais à faire".

Elle appella Max, qui, d'un ton monocorde, lui dit d'être là dans moins de trois quarts d'heure sur son yacht, sinon il quittait le pays sans elle.

Mandy sentit une pointe d'agacement dans la voix de son commanditaire, mais que Palmer ait survécu, elle n'y pouvait rien.

08:14:51

"Déployez vous sur un périmètre de 1000 mètres, que personne ne quitte cette zone !".
Baker était arrivé dans le Downtown il y'a quelques minutes mais avait vu que les Services de Sécrité avaient appliqué les consignes et personne n'avait quitté la zone, une attaque à longue distance provenant d'un des buildings entourant la place par un fusil sniper étant écartée.
L'agent de Sécurité Adams reçu alors un appel sur son talkie : un policier venait d'être retrouvé mort à une centaine de mètres du lieu de l'attentat.

Baker s'y rend immédiatemment, suivi de ses hommes.

De son côté, Sherry, a qui on a pas donné de précisions, devient folle de rage d'être tenue à l'écart de quelque chose qui paraît très grave.
A l'intérieur du périmètre de sécurité, elle aperçoit Jenny Dodge, assise sur un muret, la tête dans ses mains.
Elle s'approche de l'attachée de presse, et, sans un mot de plus, lui demande ce qui se passe.
Jenny, choquée, surprise que Sherry ne soit pas au courant, et de même, étonnée qu'elle soit ici par ailleurs, ne sait pas par où commencer.
Elle bafouille, livide ...
"Mme Palmer ..."
"Jenny arrêtez !
Vous me connaissez parfaitement et vous savez que je ne suis pas du genre à lâcher prise, alors, pour l'amour de Dieu, dites-moi ce qui est arrivé à David !".
Jenny lui dit ce qui s'était passé, qu'une tentative d'assassinat sur son ex-mari avait eu lieu 20 minutes plus tôt, que sa main était brulée et que cela risquait de le tuer si ce virus se propageait à tout son corps.
Sherry recula de quelques pas, comme ne voulant pas croire cette nouvelle, puis se retourna, regarda la foule, paniquée, et pleura à chaudes larmes.
"David, pardonnes-moi pour tout le mal que je t'ai causé ..."

08:16:03

...

08:20:59

"Désolé, j'ai fais du mieux que je pouvais ..."
Michelle venait de revenir à la CTU.
"Bon, on va avoir besoin de toi" soupira Tony.
"On a demandé l'accès à un satellite à la Division, ils nous l'ont donné".
Je te laisse t'installer, je vais parler aux autres.
Tony Almeida, l'air soucieux, les yeux cernés par la fatigue, annonca à tout le personnel, du haut de l'escalier métallique qui donne accès à son bureau, au bureau du directeur :
"Je vous préviens tout de suite, nous avons très peu de temps, le coupable de l'attentat voudra sûrement quitter Los Angeles, et plus nous tardons, plus nos chances de retrouver cette personne et ses complices probables s'amménuisent, donc, je sais que certains d'entre vous n'ont pas dormi depuis près d'une journée, mais si vous n'êtes pas capables d'assumer vos fonctions, dîtes le maintenant, on ne peut pas se permettre de tout rater à cause d'une erreur technique !
Maintenant chacun à son poste, les équipe de terrain ne vont pas tarder à rappeller pour nous informer, on doit être prêt maintenant !".

08:22:41

L'ambulance arriva en trombe, elle s'arrêta à quelques mètres de la porte principale du Tyler Memorial et un brancard en descendit : David Palmer s'y trouvait, l'infection qui partait de sa main s'étendait.
Il fallait faire quelque chose au plus vite, sinon le pire pouvait arriver.
Le chirurgien, était prêt à opérer, et, dès que le Président fut arrivé au bloc, il commenca.
"Le patient est anesthésié, on peut commencer ...".

08:24:24

"L'auteur de l'attentat ne peut être que parti que sur la 3ème" conclut l'agent Robinson.
"D'accord, merci.
Attention cellule, ici Baker.
L'individu que l'on recherche ne peut être parti que sur la 3ème, un policier présent dans la ceinture de sécurité du discours, blessé par balles, est mort depuis au moins une demi-heure.
Je veux que vous recherchiez tous les véhicules en partance de ce coin là ayant quitté le périmètre de sécurité avant 08h02, heure du bouclage de la zone".

"Compris.
Michelle, qu'est ce que ça donne ?".
Michelle Dessler cherche sur cette zone avec le satellite, mais depuis l'explosion de l'engin nucléaire 9 heures auparavant, les satellites sont brouillés, impossible de voir clairement, il y'a du grésil.

"La voiture se dirige ... vers le port, oui elle se dirige vers le port, c'est logique, si la personne veut quitter Los Angeles".

Tony Almeida hurla dans le téléphone :
"Baker, toutes les équipes vers le port, exécution !".
Il se retourna à nouveau vers sa collègue :
"Michelle ! On peut avoir l'identité du conducteur ?"
"Non, la qualité de l'image est trop mauvaise, on ne peut pas relever sa plaque d'immatriculation, donc l'identification du terroriste est impossible".

Baker appella la CTU :
"On est en route.
On vous tient au courant".

"Bien reçu, terminé.
Je vais en haut prévenir Chapelle".

08:27:24

...

08:31:04

Il n'en croyait pas ses yeux.
Malgré le fait qu'il soit à moitié inconscient, il voyait très bien les informations de son lit d'hôpital.
Jack Bauer regardait le président Palmer s'affaisser, par une caméra présente sur les lieux pour couvrir le discours.
Il était effaré et se demandait si cela avait un rapport avec les évenements de la journée écoulée.
Il entendait les cris de la foule au moment où Palmer s'effondrait, il voyait ces images de gens désemparés, il avait pourtant très faim mais n'avait pas encore touché à son petit-déjeuner, posé sur un plateau, adjacent à son lit.

Une infirmière, malgré la demande de l'ancien agent fédéral, éteignit la télévision et demandit à Jack de se reposer, il acquieça.
"Monsieur Bauer ... qu'avez-vous subi au juste pour avoir reçu de l'adrénaline à très haute dose ? Un arrêt cardiaque ?"
"Oui, c'est ça ...".
"Je peux vous demander à quoi il est dû ?
Est-ce en lien avec les marques qui se trouvent sur votre torse ?"
Jack répondit d'un ton sec et bref, il ne voulait pas parler de cela devant sa fille :
"Oui".
L'infimière compris immédiatmeent, ils verraient cela plus tard.
Soudainement, Kimberley vint près de lui, sur une chaise, et appliqua sa main sur sa joue.
"Je vais revenir habiter à la maison, papa" lui dit Kim, "je pourrais mieux m'occuper de toi comme ça".
"Merci mon coeur ..."
L'infirmière appelle alors Kim et lui demande de laisser son père tranquille, elle sort donc de la chambre.
Jack est heureux, il a retrouvé l'affection de sa fille, il est en paix...

08:33:31

"Ton père est costaud, il va s'en sortir".
Wayne Palmer se trouvait contre le mur du couloir de l'hôpital St Marc, il priait au ciel que son frère ne meure pas.
"Oui, ça je le sais" lui répondit Nicole, pensive et angoisée, sur une chaise.
"Mais qui a bien pu lui faire ça, qu'a-t-il fait pour que l'on essaye de le tuer, enfin !".
"Les gens n'ont et n'auront jamais de raisons valables pour tuer un innocent ...
Où est-ce que tu dis que se trouve ton frère ?"
"Dans l'Oregon, lui et papa passaient normalement un week-end à la pêche, mais je viens de l'avoir il y'a quelques minutes : dès qu'il a su ce qui était arrivé, il a pris le premier avion en partance pour Los Angeles, il arrivera vers 11 heures environ, à l'aéroport Ontario.
Le trafic aérien a repris apparamment".
Wayne acquieça, et ne laissa pas transparaître son inquiètude vis-à-vis de David à sa nièce :
"Oui, si on est tous là, avec David, ce sera bien ...".

08:35:32

Mike Novick réalisait à peine ce qu'il venait de subir.
Il a du mal à quitter le QG du Président Palmer, le quitter définitivement.
Avoir suivi son intuition et surtout son bon-sens lui valent de se faire virer...
Il n'avait plus la tête à ça, il écoutait désespérement à la radio les témoignages de personnes présentes à la conférence de presse de David Palmer, dans son bureau, qui n'était officiellement plus le sien à partir de ce jour, mais son renvoi n'était pas encore validé.
Il était boulerversé par cet attentat, comme toute la population, car, que David Palmer le croit ou non, il était bien plus que son chef de cabinet, il se sentait comme un ami auprès de lui ...
Pendant la coupure pub de la station radio, il prit ses affaires et s'en alla, il avait quitté le staff de David Palmer ce jour-ci, 15 ans de loyaux services s'étaient terminés brutalement aujourd'hui ...

08:37:58

A Washington, le vice-président Jim Prescott ne savait trop quoi dire.
Il était submergé par les questions de journalistes avides d'en savoir plus, il était aussi éberlué qu'eux et ne leur offrait aucune réponse valable et non empreinte d'une certaine inquiètude.
"Comment diable est-ce que ça a été possible d'attenter à la vie du Président, en pleine rue de Los Angeles ?
Que faisaient les Services de Sécurité bon sang ?!".
Il sait ce qui va se passer, il sait que le Président Palmer ne pourra de toute façon pas exercer ses fonctions dans les plus brefs délais, il devra invoquer le 25ème amendement et devenir Président des Etats-Unis, encore une fois.
Il capte l'ironie de la situation, mais il se sent prêt à affronter cette tâche, il ne fera pas d'erreurs.
"Pour le bien de la nation ..."

08:40:10

...

08:43:59

"Monsieur Chapelle, nous sommes sur le point de coincer les responsables de cet attentat, ce n'est plus qu'une question de minutes, alors je vous demande de me laisser travailler maintenant".
Tony n'en pouvait plus de cette pression continue depuis les 10 dernières heures, cette menace de guerre et cet attentat, le même jour, il n'avait jamais connu pareille situation de crise, et cette promotion ... il l'aurait préférée dans un autre contexte.
"Bien, Almeida, si vous le dites.
Je vous rappellerai".
Chapelle avait souhaité rentrer à la Division plutôt que de revenir à la CTU, son apport n'était pas absolument nécessaire à la cellule pour retrouver un criminel notoire.

08:44:37

"C'est bon, on y va.
Je te déposerai à Paris, moi je rentre à Berlin, on a besoin de rester cachés quelques temps, ne pas trop s'exposer."
Max avait attendu Mandy pour quitter le pays, il avait mis son yacht à quai et Mandy était arrivée dessus il y'a quelques minutes".
"Merci", lui dit cette dernière.
"Tu n'as pas été suivie ?".
"Non, aucune chance, j'étais seule quand je suis partie, et la couverture satellite des agences gouvernementales doit être trop mauvaise aujourd'hui pour qu'ils puissent nous localiser".
"Bien, l'argent qui te sera nécessaire se trouve sur un compte en Suisse, le transfert est en cours" lui dit Max.
"Au fait", dit Mandy en grimpant dans cette cabine, "pourquoi vouloir tuer Palmer ?
Je ne comprend pas..."
"Tu sais, les gens croieront que cet acte est lié à l'explosion de la bombe, que cette tentative, réussie ou non, est bien un acte de guerre entre les USA et la Turquie, l'Iran, l'Irak, ou n'importe quel ennemi que cette nation voudra se créer".
Nos avoirs, à mon complexe et à moi, vont considérablement augmenter suite à cette "guerre", les USA voudront trouver un responsable à cela, et, crois-moi, ils n'iront pas chercher plus loin que ça, ça suffit aux américains comme explication".
Mandy acquieçait de la tête, tandis que le bateau commençait à chauffer, ils allaient partir dans moins de 2 minutes.
Elle regardait l'écran de l'ordinateur sur un lit du yacht.
5 millions de dollars, ce n'est pas rien.
Quand soudain elle aperçut, par la fenêtre, des hommes en noir se cachant derrière des conteneurs, ils étaient encore très loin".
Surprise, tendue, elle regarda brusquement Max, qui, tourné face à la mer, ne les avait pas vus.
Elle devait le faire.
C'était soit ça, soit ils se faisaient tuer tous les deux, elle mit des gants.
Elle alla vers Max, et braqua son arme sur lui.
Ce dernier se retourna et vit les agents de la cellule au loin, à 1 km environ.
Il demanda à Mandy de baisser son arme, ils pourraient fuir ensemble.
Mais il vit que celle-ci, déterminée, ne le ferait pas, il la connaissait trop bien, jamais elle ne cédait.
"Espèce de petite garce ..."
Mandy lui tira une balle dans la tête, Max s'effondra.
Elle se hâta de lui mettre l'arme dans la main droite, le doigt sur la détente.
Il fallait trouver un moyen de fuir.

"Il nous le faut vivant de préférence, mais autorisation de tirer à vue si l'individu représente une menace directe à votre vie où à celle de vos collègues" répétait Tom Baker, à couvert, à 500 mètres du yacht.
Ses hommes le suivaient et les deux autres unités tactiques avançaient par les côtés, de façon à encercler le bateau.

"Allez-y Baker, vous avez le feu vert !" lui annonca Tony.
Les agents étaient tous à leurs postes, angoissés, et regardaient l'écran principal, une télévision plasma, en effet une caméra mobile portée par un agent filmait l'intervention au port de Los Angeles et transmettait donc l'action en temps réel à l'agence, tandis que d'autres regardaient l'opération de terrain sur une TV qui est là temporairement, installée sur le bureau d'un employé mort la veille dans l'explosion du bâtiment.

Une bonne chose, la relève venait d'arriver entièrement, la majorité des éléments présents depuis la veille étaient rentrés chez eux, quelques uns veulent cependant aller jusqu'au bout et sont restés à leur poste.

08:48:54

Mandy sauta à l'eau, après avoir retenu sa respiration.
C'était ça ou se faire abattre.
Les fédéraux étaient trop loin pour voir où Max et elle se trouvaient, ils conclueront à un suicide de ce dernier, pour éviter de se faire avoir par les agences gouvernementales américaines, pour éviter d'aller à Guatanamo.
Oui, ça paraît plausible.

Mandy nageait à tout rompre, n'avait plus de souffle mais continuait à avancer sous l'eau avec ce soleil californien qui rayonnait au dessus d'elle, si elle remontait elle se faisait tirer dessus à coup sûr, les unités tactiques devaient déjà être à bord du yacht et n'avaient sûrement pas pour ordre de la ramener en vie.

Mais elle s'en fichait maintenant, elle avait été payée et saurait demeurer tapie dans l'ombre dorénavant, en attendant un prochain coup ...
Elle remonta à la surface une centaine de mèteres plus loin.
Impossible d'être vue par quiconque, elle était collée à la coque d'un autre bateau.
Elle va effectuer ce stratagème entre chaque bateau et remontera, au bout du compte, à terre.


08:53:40

"Il était déjà mort, il s'est suicidé" déclama Baker.
"Je le vois bien Tom" répondit Tony, qui suivait la scène sur l'écran principal.
"Bon, est-ce qu'il y'avait quelqu'un d'autre sur le bateau" ?
"Non, on est en train de le fouiller mais apparamment il n'y avait personne d'autre.
Le moteur était en train de tourner, il était sur le point de partir, on a dû le surprendre et il ne voulait pas se faire arrêter".
Tony était soulagé que ce soit fini, et, pour une fois, il se surprit à penser comme Chapelle : "cet homme est mort, pas de paperasse ...".
"On vous ramène le corps pour autopsie à la cellule".
"Très bien, Tom ... et pour Sherry Palmer, elle est toujours avec vous ?"
"Non, elle est restée sur le lieu de l'attentat, mais on a demandé aux Services de Sécurité de vous l'amener, et s'ils ne sont pas encore arrivés, ils ne doivent pas être loin, et, Tony, je vous rappelle que sans elle, nous serions actuellement en guerre".
"Oui ... bon on verra ça plus tard, revenez ici", s'exclama Tony.
"Terminé".

Tous les employés exultaient, se levaient et enfin, soufflaient un peu après cette très dure journée.

Tony se tourna vers son bras droit :

"Michelle, je crois que tu peux rentrer chez toi maintenant".
"Merci.
Tony, on se voit demain" ?
"Oui, on se voit demain ... j'espère que ce sera plus calme que ces dernières 24 heures".

Michelle souriait.
Elle savait très bien que Tony voulait lui dire autre chose, mais n'osait pas.

"Michelle ... tu veux qu'on se fasse un ciné ce soir ?"

"Oui, d'accord.
A plus tard Tony".

08:56:27

"J'ai de bonnes nouvelles".
Une infirmière qui sortait du bloc opératoire parlait avec soulagement à Nicole et à Wayne.
"Votre frère va s'en sortir, il lui faudra quelques semaines, voire quelques mois, pour se rétablir complètement, mais il a survécu et pourra même se resservir de sa main".
Nicole questionna l'infirmière :
"Et ... je veux dire ... on lui a greffé un morceau de peau sur sa main, quelque chose comme ça ?"
"Oui, c'est bien ça.
Votre frère n'en souffira pas, mais des médicaments seront à prescrire, probablement, mais nous n'en sommes pas encore là".

Wayne et Nicole étaient soulagés, un poids qui pesait sur leurs coeurs venait de partir, David vivra encore et ne mourra pas assassiné par un terroriste.
Nicole appela son frère pour lui annoncer la bonne nouvelle, Wayne appella sa soeur Sandra, se trouvant à Chicago et ne pouvant pas être ici dans les plus brefs délais.

08:58:03

L'infirmière fit sonner le téléphone mural se trouvant près du lit de Jack, ce dernier saisit l'appareil :
"Monsieur Bauer, j'ai un appel prioritaire pour vous, je sais qu'on a pour ordre de vous laisser vous reposer, mais il insisite pour vous parler, c'est Tony Almeida".
Jack, somnolant, accepte de prendre l'appel.
"Jack, c'est Tony, comment tu te sens ?".
"Ca va, ça va, vous avez avancé pour l'enquête sur l'attentat contre Palmer ?"
"Jack ... le responsable s'est suicidé, c'est fini".
"Bon ..."
"Et, Jack ?".
Jack remis le téléphone a son oreille.
"Oui ?".
"J'ai Kate Warner en ligne pour toi, je te la passe ?".
"Vas-y, et, merci Tony".
Une douce voix féminine arriva alors aux oreilles de Jack :
"Jack, vous allez bien ?"
"Ca va, merci Kate".
"Je suis contente pour vous, sincèrement".
Jack souriait, il y'avait quelqu'un pour demander de ses nouvelles, s'inquièter pour lui, cela faisait longtemps que personne ne lui avait parlé comme ça.
"Merci Kate.
Je suis désolé pour vous ... votre père, il arrive à surmonter cette épreuve ?"
"Il n'a pas dit un mot depuis que je suis arrivée, il a besoin d'être seul je crois ... Jack, puis-je passer vous voir dans la soirée, quand vous vous serez reposé ?"
"Bien sûr, et Kate : merci."
"A tout à l'heure alors !"

Et sur ces mots, lâchant le combiné des mains, Jack s'endormit paisiblement ...

08:59:57
08:59:58
08:59:59
09:00:00

Andy
28/01/2008, 19h53
08:06:10

...

08:11:45

J'adore, t'as même incorporé la pub :ptdr:

Bunk
06/02/2008, 19h41
Oui Andy, les épisodes intégrant ces plages, je me devais de le faire. J'ai cependant tenu à respecter le temps réel, les pubs n'effaçant pas les trajets. Et puis aussi, ça m'arrange certains trucs niveau temps réel :D.

Bunk
06/02/2008, 19h45
http://img219.imageshack.us/img219/333/pdvd021tt5.png

http://img233.imageshack.us/img233/5590/pdvd022ga8.png

Arthur Rabens (http://img99.imageshack.us/img99/3950/pdvd069be7.png) a été neutralisé par l'agent fédéral Jack Bauer dans l'école Chamberlain, à Los Angeles, où le terroriste projetait de libérer un virus pneumopathique de type 3, une fiole de la souche mortelle du virus Cordilla, à 12h48 heure de la côte ouest.

http://img227.imageshack.us/img227/5782/pdvd071hh1.png

La menace biologique a été écartée dans ce lieu public, néanmoins, quelques heures plus tôt, à 04h02 du matin, un client de l'hôtel Chandler Plaza, un homme d'affaires nommé Bill Cole, s'est échappé, et, porteur du virus, l'a propagé à travers la mégalopole américaine à partir de 06h28 A.M, le laps de temps entre les deux horaires étant la période d'incubation, qui plus modifiée par le chimiste ukrainien Marcus Alvers (http://img99.imageshack.us/img99/3673/pdvd117qn3.png), en collaboration avec son complice, le vendeur international Michael Amador (http://img99.imageshack.us/img99/8966/pdvd116rp1.png).

http://img219.imageshack.us/img219/3799/pdvd000ui8.png

Les lieux où le virus s'est répandu sont maintenus en quarantaine, et l'annonce officielle d'une épidémie de légionellose, prétexte utilisé pour éviter la panique du peuple américain suite à la fermeture soudaine de tous les aéroports du pays, est maintenue, par mesures de protection de la nation, pour les 36 heures à venir.

http://img223.imageshack.us/img223/9031/pdvd026ab2.png

Le Chandler Plaza est lui aussi, sous surveillance constante des Services de Santé en collaboration avec la Cellule Anti-Terroristes, qui ont établi un périmètre de sécurité de 400 mètres autour du point de départ de l'attaque terroriste initiée par l'ancien agent du MI-6 Stephen Saunders, présumé mort depuis l'Opération Crépuscule visant à éliminer le criminel de guerre Victor Drazen. L'ex-agent anglais, désirant se venger du gouvernement américain pour avoir été abandonné au Kosovo durant cette opération, maintenu torturé par la police bosniaque, et ce durant 4 années, est mort aujourd'hui, à 12h12, heure de Los Angeles, assassiné par une femme répondant au nom de Theresa Ortega (http://img81.imageshack.us/img81/1350/pdvd054qr7.png), veuve de Gaël Ortega (http://img84.imageshack.us/img84/6281/pdvd085do7.png), agent de la CTU mort 7 heures plus tôt.

http://img227.imageshack.us/img227/7008/pdvd055bu4.png

Les 12 fioles du virus disséminées dans une dizaine de grandes villes américaines ont toutes été récupérées, par un grand coup de filet des agences anti-terroristes, les hommes voulant libérer les souches en pleine population ayant tous été tués sauf 4 d'entre eux, qui seront tous interrogés par la CIA, en collaboration avec la CTU de Los Angeles (suite aux liens que possède l'agent Bauer dans cette affaire) dans les heures à venir.

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Le virus Cordilla n'est dorénavant plus une menace directe pour la population américaine, reste maintenant à contenir l'épidémie ayant lieu à LA et ayant causé 80 morts dans 5 zones mises en quarantaine.

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Tony Almeida, désormais ex-agent de la CTU, est emmené au siège du FBI pour interrogatoire et détention au Bureau Fédéral. Sa femme, l'agent Michelle Dessler, était détenue par Saunders, en pleine connaissance des risques encourus, Tony a effectué une trahison envers les USA en aidant l'agent renégat, encerclé par les unités tactiques du SWAT, du LAPD, et de la CTU, à sortir de son appartement du Downtown, à 08h59 du matin.

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David Palmer va à une conférence de presse où il annoncera publiquement sa démission de son poste de Président des États-Unis d'Amérique et la mort de son ex-femme Sherry.

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De son côté, Jack Bauer est rappelé à son lieu de travail par son supérieur hiérarchique Brad Hammond, pour l'interrogatoire par visio-conférence d'un des complices de Stephen Saunders, un des deux hommes chargés de libérer le virus Cordilla à Washington DC...

http://img84.imageshack.us/img84/7007/pdvd073rz7.png


24 Saison 3
Episode 25 : The Following takes place between 01.00 PM and 02.00 AM.
Events occur in real time...


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01:00:01 PM, heure de la côte ouest des États-Unis

- Oh mon Dieu ! Non, comment a-t-on pu laisser faire ça, c'est pas vrai !
Jane Saunders (http://img230.imageshack.us/img230/2278/pdvd094lk5.png) reste stupéfaite à l'annonce de la mort de son père. Elle a envie de pleurer, mais, étrangement elle n'y arrive pas. Cet homme étendu à la morgue de la CTU, cet homme qui demeurait un étranger à ses yeux pendant tant d'années, ce fantôme appartenant à son passé, son père... son père venait d'être tué par balles comme un vulgaire malfrat.
- Est-ce que je peux entrer ? Juste pour lui dire un dernier au revoir, demande la jeune étudiante au vigile se trouvant à côté de la salle où sont entreposés les corps avant autopsie.
- Je vais voir ce que je peux faire, répond l'homme en uniforme bordeaux, après vérification de la validité du badge de la jeune fille. Il décrocha son talkie-walkie, appela son supérieur, et, après quelques secondes d'attente, il a l'autorisation d'accéder à la demande de Jane.
- Vous avez 3 minutes, et je vous surveille.
- D'accord, ça ira, merci.

Jane, après le passage de la carte d'accès de l'agent Swinton (http://img230.imageshack.us/img230/7845/pdvd086jx0.png) dans le lecteur prévu à cet effet et le code qu'il tape sur le clavier numérique mural, entre dans la salle où se trouvait le cadavre de son père, cette personne qu'elle avait réellement appris à connaitre durant cette matinée, l'image du père idéal qu'elle s'était faite de lui au cours de ces dernières années venait de voler en éclats il y'a quelques heures. Ce regard, le regard de son père, semblait celui d'un fanatique, et les dernières paroles qu'il lui avait asséné la glaçaient encore d'effroi. Jane avança prudemment dans la pièce grisâtre. Une pièce lugubre, froide, à l'image des salles de détention que possédait l'agence gouvernementale, elle en savait quelque chose. Elle arriva face à un sac mortuaire posé sur un brancard, au centre de la pièce. Son père se trouvait dedans, elle le savait, elle hésita à ouvrir la housse, mais Jane savait que le mieux qu'elle puisse faire, c'est de dire un dernier mot à son père, ce que ferait normalement une fille à son paternel. Elle ouvrit le sac sous l'œil attentif de Harry Swinton qui se trouvait à l'entrée de la salle, elle resta silencieuse à la vue du cadavre. Un cadavre possédant deux balles logées dans le torse. Ce qui étonna Jane, c'est qu'elle ne fut pas horrifiée à la vue de cette scène, mais profondément perdue dans ses pensées.
- Mais comment donc a-t-on pu laisser faire cela ?!

La jeune femme, après avoir baissé la tête quelques secondes, en signe de prière envers son père, quoiqu'il ait fait, il le méritait, elle ne doit pas être dure avec lui, plus maintenant ça ne servirait à rien de le dénigrer. De plus en arrivant, Jane eut bien l'impression que l'atmosphère était plus détendue et que du personnel, tombant de fatigue, sort de l'agence... la crise devait être passée, on devait avoir stoppé les fioles de virus.

http://img80.imageshack.us/img80/4512/pdvd034yn4.png

- Pourquoi est-ce que tu m'as caché tout ça, papa ? Tous les gens qui sont morts à cet hôtel ... ils ne t'avaient strictement rien fait, on te considère et on te considéra comme un assassin, tu te rends compte ?!
Saunders restait livide, avec cette expression de parfaite sérénité qui régnait sur son visage en permanence.

- Je ne te reconnais plus papa, pardon, mais c'est trop dur de me dire que tu as tué tant de gens, je ne peux pas m'y résoudre, je suis désolée...
Jane laissa échapper des sanglots qui conduisirent à des larmes qui se déversèrent sur le T-shirt poisseux de son père.
- Adieu papa, je suis désolée de n'avoir pas été à tes côtés quand je l'aurais dû.

Le garde vit que la fille en avait fini avec Saunders (http://img87.imageshack.us/img87/6396/pdvd043ik6.png) et lui demanda de sortir, ce que cette dernière, après avoir du mal à quitter le regard de son père, un regard qu'elle n'avait pas assez vu. Jane passa brutalement devant le garde qui ferma la pièce. Elle décida de partir d'ici, ça ne lui apporterait rien de rester une minute de plus dans ce bâtiment, sauf des remords qu'elle se refusait d'avoir. Au passage, elle vit Michelle Dessler, pensive et attristée, assise sur une chaise. Elle aussi semblait perdue, triste et mélancolique, leurs regards se croisèrent brièvement.

Jane, arrivée à l'entrée du bâtiment, se fit intercepter par Rachel Forrester (http://img220.imageshack.us/img220/5145/pdvd106cw8.png) qui, après avoir rempli des documents de départ, lui proposa de rentrer avec la voiture d'escorte à Santa Barbara. Cette dernière acquiesça. Dans le parking de l'agence, elles montèrent toutes les deux à l'arrière du véhicule. Leur chauffeur, après avoir lui aussi signé pendant quelques dizaines de secondes des autorisations de sortie pour Jane, monta à l'avant, alluma le moteur, et démarra. Ils seraient arrivés à l'université de Santa Barbara dans moins de deux heures.

http://img112.imageshack.us/img112/4770/pdvd065br4.png


01:06:14

Mark Kenner se demande vraiment si cette attaque va réussir à atteindre son but, il n'avait jamais vu le sénateur aller si loin, faire de l'intimidation au président des Etats-Unis.

http://img75.imageshack.us/img75/5637/pdvd081ww2.png

- Mark (http://img246.imageshack.us/img246/2024/pdvd072ey0.png), vous savez aussi bien que moi que Palmer n'ira jamais raconter toute cette affaire aux médias, aussi honnête soit-il, soupire John Keeler à son directeur de campagne, assis dans son bureau un café à la main.

- Le mieux qu'il puisse faire, c'est d'annoncer sa démission quand il aura vu que c'est la seule chose qu'il puisse faire dans de telles conditions. Avec les syndicats que l'on a perdu hier avec ce débat, je ne pourrais pas être élu si Palmer reste dans la course.

Keeler resta pensif devant les sondages de l'opinion publique qui annonçait David Palmer largement en tête.

- C'est ce qu'il a de mieux à faire pour son honneur, pour que son image de marque reste derrière lui, lance le sénateur. C'est ce qu'il a de mieux à faire dans mon intérêt et dans l'intérêt de la nation....


01:10:28

Un cortège de voitures défilait le long de Banktrue Road, avec au centre de ce dernier une limousine pour le moins imposante, sur laquelle flottait humblement, à la douce brise de ce début d’après-midi, un morceau de noble tissu, un drapeau américain.
- Vous pouvez faire reculer le niveau d'alerte à l'orange, Joseph (http://img233.imageshack.us/img233/5392/pdvd120zp0.png).

Le ministre de la Défense O'Laughlin accepta et raccrocha son combiné. Une vitre se baissa alors, un homme, se trouvant à l’avant du véhicule, se mit à parler :

- Vous avez besoin de quelque chose, Monsieur le Président ?
- Ca va, Aaron, je n'ai besoin de rien.

David Palmer allait arriver sur Hold Street, là où il voulait faire une annonce de la plus haute importance dans une 30 minutes. Un périmètre venait d'être mis en place et les journalistes, très peu nombreux, commencent à affluer. Wayne, après avoir longuement observé son frère, pensif, lui demande s’il veut vraiment que cette annonce se fasse maintenant.

- David…, Jenny ne t'as même pas écrit de discours, tu prends des risques en improvisant de la sorte.

David, tiré de sa mélancolie, lui adressa un regard embué de tristesse et lui répondit qu’il fallait mieux le faire maintenant, Keeler n’attendait que ça, et, de toute manière, cela ne changerait strictement rien à la situation, Sherry est morte, il n'y a plus rien à faire.

Les obsèques auront lieu lundi prochain, ici à Los Angeles. Sherry a toujours aimé cette ville. Une demi-heure plus tôt, David a appris la nouvelle de leur mère à ses enfants, par visioconférence. Jamais il n’eut autant de peine qu’en voyant la tristesse de Nicole, et de Keith. Ils arriveront à la Cité des Anges demain après-midi. Palmer se passa la main sur la bouche, il ne voulait pas craquer maintenant, c'était nécessaire de rester neutre, ce qui pourrait paraître absurde en de telles circonstances. Mais c'est dans son intérêt, dans l'intérêt de sa famille.

- J'annoncerai ma démission tout à l’heure...

http://img221.imageshack.us/img221/8821/pdvd095cs2.png

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01:16:34

- Normalement, l'épidémie est contenue dans ces zones de quarantaine.

Chloé O'Brian, d'un air soucieux et tracassé comme d'habitude, pointa l'écran principal de la salle de crise de la CTU du doigt.

- Le virus est totalement maîtrisé à Silver Lake et Ankock Park. Le NHS va nous confirmer d'une minute à l'autre que la zone de Lightstreet est sécurisée, en tout cas, ça semble en bonne voie".
- Merci agent O'Brian (http://img230.imageshack.us/img230/695/pdvd107co8.png), fit Brad Hammond avec sérieux. On ne déplore que 80 morts en dehors du périmètre activé autour du Chandler Plaza, il va falloir faire tout pour que cela reste ainsi. Au boulot. Je contacterai les chefs de section pour qu'ils me transmettent, à moi ou à Michelle Dessler, leurs comptes rendus dans 20 minutes.

Le superviseur régional de la Division paraissait neutre et calme, mais à l'intérieur c'était autre chose, il ne savait pas quoi faire si on devait déplorer d'autres victimes à cause de Bill Cole (http://img87.imageshack.us/img87/2283/pdvd119dp5.png) dans d'autres zones de la ville, et, malgré que le niveau d'alerte ait baissé d'un échelon, il n'arrivait pas à rester serein. C'était cependant nécessaire de le paraître.

http://img57.imageshack.us/img57/7326/pdvd084su1.png

Ces huit dernières heures auront été une vraie épreuve de force pour les nerfs, il ne faut pas craquer maintenant.

- Monsieur Hammond ?, fit une voix fatiguée elle aussi, dans le téléphone se trouvant au centre de la pièce, ce qui tira Hammond de ses songes.
- Oui j'écoute.
- On vient de m'informer que le coursier de Stephen Saunders voulant libérer le virus Cordilla au dessus du Metal Globe est prêt pour interrogatoire, il est détenu à la CTU de Washington, fit Adam.
- Bien, agent Kaufman, et, si je peux me permettre, j'ai lu les différents mémos parus ces dernières heures et ... rentrez chez vous dès maintenant, ça vaut mieux.
Je sais que vous êtes ici depuis le début de la crise, et vous devriez aller vous reposez un peu, on ne vous en voudra pas, des analystes viennent d'arriver il y'a quelques minutes et sont opérationnels.

Adam se retourne alors sur son siège, regarde Hammond fixement dans les yeux, et continue de parler dans le combiné et lui dit :
- Monsieur, je suis opérationnel, si c'est ça que vous voulez insinuer. Je veux être présent quand cette crise prendra fin, la mort de ma sœur n'affectera pas mon travail, et, de toute manière...
- Adam/url], coupa le superviseur, ce n'est pas une demande, c'est un ordre : rentrez chez vous, maintenant.
On m'a averti d'erreurs de votre part il y'a de cela plus de 4 heures sur la configuration de matrices, et je ne veux pas que cela se reproduise à nouveau, vous me suivez ?
Vous avez donné votre maximum aujourd'hui, mais passez la main maintenant, ça vaut mieux pour tout le monde, d'accord ?"
- Si vous le dites monsieur...

Brad se rend compte qu'il manque alors de tact.

- Je suis désolé que les choses aient tourné comme ça Adam... je susi sincèrement désolé.
- Moi aussi.

Alors, Adam se lève de sa chaise et passe le relais à quelqu'un d'autre, ça vaut mieux effectivement, il n'a pas dormi depuis près d'un jour et demi, et ses paupières le brûlent atrocement depuis quelques heures. Il ne voulait cependant pas laisser son poste, peut-être était-ce pour ne pas penser à Sarah qui était morte dans la matinée, il n'en savait rien, il voulait juste être occupé pour penser à autre chose, la réalité finirait par le rattraper.

- Eh, ça va, vieux ?, lui lance Dexter qui reprenait son poste et venait d'insérer sa carte d'accès dans le terminal.
- Non.

Adam, sous le regard lourd de complaisance de Hammond, traverse le couloir central de la CTU et se trouva au pied de la porte. Après le passage de cette dernière, il ne trouvera aucun refuge pour l'aider à dissimuler sa peine. Ses yeux le picotèrent, fatigue et tristesse mêlées. Il passe le hall et voit la lueur du jour l'aveugler, cette lumière jaunâtre caractéristique de Los Angeles, qu'il n'avait pas entrevue depuis une journée déjà. Il marche quelques mètres, rentre dans son pick-up et mis la clé sur le contact, retenant ses larmes depuis trop longtemps.
Adam n'en peut plus, fatigué, harassé, il doit faire son deuil maintenant.

- Pardon Sarah, si j'avais su...

L'analyste, lentement, démarre, tourne à l'angle, et s'engage sur le chemin des Services de Santé, où sa sœur se trouve, où elle devra choisir si elle veut se suicider avec une pastille de cyanure ou non. Adam se doit d'être présent à ses côtés.

http://img229.imageshack.us/img229/9650/pdvd045bm8.png


01:22:59

[url=http://img233.imageshack.us/img233/9347/pdvd037xe2.png]Tony Almeida (http://img230.imageshack.us/img230/3232/pdvd114pi8.png) arriva au QG du FBI, menotté, et fut emmené dans un salle de détention à l'étage.
Shontina Zoltan, sous-directeur de l'agence, l'accueillit et dit aux gardes de prendre soin de lui, pour avoir collaboré avec Tony durant le coup de filet anti-drogue ayant eu lieu suite à l'Opération Proteus 5 années auparavant, il savait que c'était un homme fiable d’ordinaire, et droit dans ses idées, dans son esprit. Mais là... il lisait la déposition de ce dernier arrivée il y'a quelques dizaines de minutes chez eux et chez le Procureur Général, et il n'arrivait à croire que l'ancien directeur de la CTU ait pu laisser faire ça.

- Monsieur Almeida, selon la déposition que vous avez dicté à Rae Plachecki (http://img219.imageshack.us/img219/8725/pdvd051os0.png) il y'a de cela 1h15 environ à la Cellule Anti-Terroristes, vous avez délibérément entravé une opération de terrain en cours et laissé s'échapper l'homme responsable de la fermeture des aéroports à travers le pays, à savoir Stephen Saunders, lui dit Shontina (http://img220.imageshack.us/img220/4339/pdvd125nv3.png) en rentrant dans la pièce où se trouvait le détenu.
Tony ne chercha même pas à nier, il préféra baisser la tête et murmura lentement, ça ne servirait à rien de répliquer quoi que ce soit en ce moment, de toute façon.
- Tony, vous allez devoir être gardé sous observation ici, aujourd'hui, le temps que les charges retenues contre vous soient clairement définies par le Procureur, et, à ce moment là, on vous mettra en détention. Vous avez quelque chose à ajouter ?
- Non Shontina, j'ai fais ce que je devais faire, j'assume pleinement les responsabilités de mes actes, lui confie Tony avec prudence.

Le sous-directeur du Bureau Fédéral lui tourna le dos et sortit de la salle. Il examina encore une fois la déposition de ses yeux réfléchis et aiguisés, il n'arrivait pas à prendre position, et essaye de ne pas penser à ce que lui aurait fait s'il avait été dans la position de Tony.

- Tu n'avais pas le choix, tu n'avais vraiment pas le choix...

http://img218.imageshack.us/img218/5992/pdvd032fx6.png
http://img220.imageshack.us/img220/3646/pdvd033gs5.png


01:29:16

- J'ai de bonnes nouvelles pour vous, mademoiselle Bauer.

Dans la salle d’attente de l’hôpital St Thomas, Kim (http://img220.imageshack.us/img220/9898/pdvd067fk6.png), agrippée à son sac à main depuis une demi-heure au moins, commença à relâcher la pression.
- Chase va s'en sortir ? Il va pouvoir réutiliser sa main ?

- Ca, nous ne le saurons pas avant plusieurs jours voire quelques semaines, l'interrompit l'infirmière, mais l'équipe médicale et moi-même sommes très confiants vis à vis de cela : la prise en charge de l'agent Edmunds (http://img228.imageshack.us/img228/5069/pdvd068go4.png) a eu lieu rapidement après sa ... blessure, et l'opération s'est déroulée sans accrocs. Ne vous inquiétez pas, tout va pour le mieux.

A ces mots, Kim se laissa retomber sur un fauteuil et souffla enfin, elle était libérée du poids que ce drame représentait.

- Merci beaucoup, merci madame.

L'infirmière sourit, puis lui tourne les talons. Kim se lève alors et va alors prendre un soda dans le distributeur se trouvant près d'elle, puis sort son portable et compose un numéro.


01:30:57

Il sanglotait au volant de sa voiture garée sur le parking. Mais pourtant, il savait qu'il devait y aller, on devait l'attendre à l'agence. Jack Bauer (http://img233.imageshack.us/img233/7900/pdvd046td5.png), aux yeux rougis par le manque de sommeil et par le manque de drogue dans son sang, il doit se rendre à la raison : il aura besoin d'une cure pour s'en sortir, se sortir de cet état de dépendance, cet état de souffrance qui peine à se masquer sous de simples piqûres pour tout oublier. Mais ce n'est pas le moment de penser à ça, il devait aller assister à cet interrogatoire, le reste attendra, on a besoin de lui... La sonnerie de son portable sort provisoirement Jack de sa solitude.

http://img87.imageshack.us/img87/8200/pdvd079xa2.png

Il décrocha son téléphone en fermant sa voiture.
- Ici Bauer.
- Papa, c'est moi. Chase va s'en sortir, on vient de me le dire à l'instant, l'opération a été un succès.
- Bien, soupire Jack de soulagement, en chemin vers la salle de conférence de la CTU. Ecoute Kim, tu me tiens au courant, d'accord ?

Jack monta son badge à la Sécurité.

- Ma chérie, je vais devoir te laisser, je passerais sûrement dans l'après-midi, mais là je suis occupé, à tout à l'heure ma puce.
- D'accord.

Jack remit son téléphone dans la poche droite de son pantalon et entre dans la salle.

- Brad, content de vous voir.
- Moi de même Jack, fait Hammond (http://img81.imageshack.us/img81/5457/pdvd040rx7.png), sachant pertinemment que Bauer pensait bien autre chose que ce qu'il venait de dire. Vous en avez mis du temps.
- J'étais dans les embouteillages, il y'a de la circulation à cette heure-ci.
- Oui, évidemment... vous êtes sûr que vous allez bien ? dit le superviseur, voyant le poing de l'agent spécial trembler sur la table, ce qui lui rappele autre chose, et Jack savait ce que Brad insinuait. Il faudra qu'on parle, Jack, quand tout ceci sera fini, j'aimerais assez prendre du temps pour parler de tout ça, de toute cette opération, de ce que vous avez fait, ces derniers mois et aujourd'hui… vous voyez, ce genre de choses.

http://img220.imageshack.us/img220/2381/pdvd099pm4.pnghttp://img217.imageshack.us/img217/9594/pdvd118jc0.png

- Bien sûr monsieur.
- Bon, ne faisons pas plus attendre cet interrogatoire, fait Brad, en indiquant un siège à Jack. Il alluma l'écran de la pièce et salua ses collègues de la capitale.

-Mr Hammond, Mr Bauer, dit Larry Moss. Je vous connecte à la salle d'interrogatoire où nous détenons l'un des complices d'un dénommé Stephen Saunders, lié attentats biologiques manqués de la journée.
- Pas tous manqués... soupira Bauer, plissant les sourcils.
- Bon, fit Moss d'un ton complaisant, voyant qu'il n'y avait aucune question. J'espère que vous arriverez à le faire parler avec ce dont votre agence possède de l'autre côté du pays, cet … Haggarty n'est pas très coopératif... messieurs, je vous propose que nous commencions."


01:34:40

- Non Sonny, je ne veux plus me faire hospitaliser maintenant, ça ira, merci ! Michelle Dessler lâcha cela si soudainement que le docteur Macer (http://img230.imageshack.us/img230/4985/pdvd098nu8.png) ne sut quoi répondre pendant quelques secondes.
- Mais il faut pourtant que nous vous gardions en observation durant les prochaines 18 heures, c'est le protocole, et il est applicable à tous, lui rappela le docteur.
- Ca ira Sonny, vraiment, je ne sens pas l'utilité de venir me faire examiner, je vais bien...
-Il ne s'agit pas de ce que vous trouvez utile ou non Michelle, coupe Sonny Macer, mais de votre sécurité et de celle de toutes les personnes pouvant vous approcher, je sais que ça n'a aucun sens maintenant, mais le règlement est le règlement, et je vais devoir vous demander d'attendre, à la Cellule, l'hélicoptère que je vais vous envoyer, il arrivera d'ici un quart d'heure environ, à tout de suite.

Michelle ne sait quoi dire, elle n'a pas la force de répliquer à nouveau, aussi elle se plie aux exigences des Services de Santé.
- Et, Michelle (http://img225.imageshack.us/img225/9084/pdvd063ra8.png), rajoute le docteur d'un ton plus calme et compréhensif, j'ai appris pour Tony ... et je suis désolée, sincèrement...

Mme Almeida raccroche sur ces paroles convenues, et dû se lever de sa chaise pour éviter Chloé qui lui apportait ses comptes rendus des 2 zones de quarantaines majeures.
Chloé comprend aussitôt que ce n'était pas le moment d'importuner Michelle, et la laisse marcher dans le couloir, tête baissée, seule, avec un regard empli de tristesse vers le bureau se trouvant quelques mètres plus haut, celui de son époux.

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01:41:02

- Mesdames et messieurs, le Président des États-Unis. Gerry Whitehorn (http://img220.imageshack.us/img220/6990/pdvd097os8.png), attaché de presse, demandait aux quelques journalistes présents de se taire. David Palmer, l’air mélancolique, monta sur une estrade en pierre, en réalité ce fut réellement cela qui fit apparaître le silence dans l’assemblée. Tous firent pénitence, les journalistes savaient les rapports qu'entretenaient David Palmer avec la presse ces derniers temps. Pendant toute la matinée, on s'interrogea sur la crédibilité de sa conférence de presse effectuée peu avant 6 heures, avant l'attaque du siège MI-6 par un commando, aux mêmes heures, dans la même ville. Palmer avait annoncé que la crise était finie la veille à 21 heures, or le niveau d'alerte n'avait toujours pas réellement baissé, l'on interdit aux gens d'aller à leur travail au travers de flash télévisés, de nombreux aéroports, voire même la totalité sont bloqués, la légionellose ... on peut se douter que ce n'est qu'un stratagème de politicien pour gagner du temps, à force de voir cela partout et avec n'importe quelle haute personnalité, on commence à connaître les rouages de la politique, les ficelles du métier, à savoir, dire aux gens ce qu'ils sont capables d'entendre, rien de plus, rien de moins. Pour le bien de tous. Cependant, David Palmer n'était pas comme les autres politiciens, il contraste avec ces derniers car il fait aujourd'hui partie des plus intègres et honnêtes chef d'État qu'il soit, aussi on savait qu'il dirait la vérité, quelle qu'elle soit, il l'a prouvé maintes fois dans le passé, à ses risques et dépends parfois, comme l'on analysé de nombreux tabloïds. Conviés à un horaire pour le moins inhabituel, les journalistes se demandaient ce que Palmer (http://img217.imageshack.us/img217/5022/pdvd088rt7.png) pourrait bien annoncer. Ce dernier, après un regard appuyé vers son chef de campagne, commença à parler, ses mots résonnèrent dans cette zone ordinairement grouillante de population. Les caméras commencèrent à tourner, les magnétophones à se mettre en route, les crayons à être de sortie et les cahiers de notes à se remplir.

- Si je vous ai invité ici, en ce jour, ce n'est pas pour vous faire de la propagande anti-républicaine, vous le savez bien.

Les journalistes eurent un sourire au coin de la bouche. Palmer savait être franc et direct à toutes occasions.

- Non, si je vous ai conviés ici, repris David d'un ton solennel, c'est pour vous annoncer quelque chose qui a bien plus d'importance à mes yeux, pour vous l'annoncer maintenant et de cette manière, celle que j'ai choisi, peuple des États-Unis d'Amérique.


01:42:30

En apparence, impassible comme l'acier aux évènements actuels, John Keeler (http://img222.imageshack.us/img222/7543/pdvd082sc4.png) scrutait avidement la télévision centrale qui s'offrait à lui et à son équipe, au sein de son QG. Équipe qui paraissait bien étonnée pour ainsi dire, car mêmes leurs sources infiltrées dans le camp de Palmer n'avaient entendu courir le bruit d'un discours impromptu. Les employés étaient assis à leurs bureaux les yeux fixés sur l'actuel président. Hermétique à cette incompréhension totale, Keeler savait ce que Palmer allait annoncer.

- Il n'a plus rien d'autre à faire de toute façon.

John avait beau se dire que cela était dans son intérêt, il en arrivait à éprouver des remords pour ce qu'il obligeait Palmer à faire. Bien qu'adversaires, il n'arrivait pas à croire qu'il faisait chanter le président des États-Unis, et que celui-ci allait lui laisser sa place deux mois plus tard. Cela semblait invraisemblable, et si ça se sait, sa carrière en serait détruite par le même coup, le sénateur joue à un jeu risqué.

- Il n'aurait pas dû s'attirer tous ces ennuis...


01:43:19

Mesdames, messieurs, je vous annonce que tous les aéroports du pays ne seront plus bloqués à compter de 20 heures, heure de la côté est. La menace de légionellose sera éradiquée dès ce soir. Mais les consignes que j'ai fais transmettre il y'a quelques heures sont toujours valables, et ce pour tous, sans exceptions. Si vous êtes au travail, rentrez chez vous.
Si vous êtes dans votre domicile, restez-y, pour votre sécurité et celle de vos proches.

Les journalistes griffonnent des notes sur leurs carnets.

Il y'a un autre point sur lequel j'aimerais m'entretenir...


01:43:54

Wayne tremble, il arrivait à se contrôler depuis la dernière heure, mais là, il commence à craquer. Toutes ces épreuves, toute cette grande magouille politique dans laquelle il a impliqué son frère et l'avenir du pays, Wayne donnerait tout pour qu'il ne se soit rien passé. Cela ne faisait que renforcer son sentiment de culpabilité envers lui-même. Il s'excuse auprès de Jenny à laquelle il dit qu'il s'absente, puis le frère de David s'éloigne de la zone peuplée de gens. Arrivé derrière un muret, à l'abri des regards, il se laissa affaler contre ce dernier, il pleure, et pleure encore.
Il ne devrait pas, il aurait dû aller soutenir son frère dans cette période difficile qu'il est en train de vivre en ce moment, être son bras droit, être quelqu'un qui fait son métier de chef de campagne.
Mais là, il n'est rien de plus qu'un boulet que David doit se traîner en ce moment, un boulet qui l'aura entraîné à une chute évitable en tous points. Il s'en veut tellement, quoique David dise par la suite, c'est uniquement de sa faute, Wayne le sait et n'arrive pas à savoir que dire, que faire, il est perdu, confus et blafard.

- Pardonne-moi Julia (http://img99.imageshack.us/img99/8867/pdvd111gd0.png). Pardonne-moi Sherry. Pardonne-moi David. Pardonnez-moi, pardonnez-moi tous pour mes erreurs.

Wayne sèche ses larmes, se relève, remet son costume convenablement, sorti son potable de sa poche, le met à son oreille et arriva devant Jenny avec un sourire, tout allait bien. Il fat semblant d'avoir terminé une conversation, aussi il rangea son téléphone dans sa veste. Malgré les efforts du chef de campagne, l'attachée de presse avait remarqué les yeux rougis de Wayne, elle ne lui dit rien, elle écoute religieusement le Président.


01:44:51

Il arrive un moment où l'on se dit que la vie est une chose exceptionnelle. Une chose précieuse et immuable. Une chance unique, une merveille que l'on doit être heureux de posséder, chaque jour, chaque nuit, à chaque instant. Nous devons tous la savourer, faire ce qui nous fait plaisir, vivre notre vie telle qu'on l'entend. La vie est un cadeau de Dieu, on se le dit quand on la voit partir. Une partie de ma vie s'en est allée aujourd'hui. Ma femme, mon ex-femme, Sherry (http://img228.imageshack.us/img228/5641/pdvd035ee6.png), est décédée ce matin, des suites d'un cancer du poumon, présent depuis de nombreuses années déjà. Je ne vous cache pas cela, mesdames, messieurs, vous l'auriez appris d'une façon ou d'une autre, et je préférais choisir la manière de l'annoncer, en respect pour la mémoire de mon épouse.

David baissa la tête, appliqua un mouchoir sous son œil droit et reprit.

Sa mort m'affecte profondément c'est un fait, je ne peux pas m'en cacher, et je ne veux pas vous mentir à ce sujet, je n ‘en vois pas l’utilité dans de telles circonstances. Si vous lisez des articles dans des journaux à sensation dans les jours qui vont suivre, ne les écoutez pas, ne les croyez pas. La vie m'a touché en plein cœur, je suis bouleversé comme chacun pourrait s'en douter, je ne m'en cache pas, cela serait inutile. Comme un veuf pleurerait son épouse en de telles circonstances, je pleure la mienne.

Le président des USA fixa d'un regard encore plus profond les caméras situées en face de lui.

Cher peuple d'Amérique, il arrive parfois à certaines personnes de commettre des erreurs. Je ne fais pas exception, vous le savez bien, mais cette fois, j'en ai commise une qui m'aura coûté cher, j'ai fauté en écoutant les mauvaises personnes, en effectuant de mauvais choix, en laissant faire certaines choses. Personne n'est tout blanc ou tout noir comme l'on dit. J'ai œuvré en pensant faire des choix justes et équitables. Je suis humain comme vous, cependant mes fautes sont conséquentes, et trop graves pour que l'on ferme les yeux sur ces dernières. Il me suffirait de claquer des doigts pour tout faire disparaître, vous n’êtes pas dupes, vous le savez très bien, ce pouvoir que possèdent les hommes politiques. Mais à quoi bon jouer avec la vérité, à quoi bon vouloir étouffer ce dans quoi l’on est impliqué, cela finira toujours par vous revenir en pleine face d'une manière ou d’une autre.

Les journalistes n'en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles. David Palmer se livre véritablement à eux, et bien qu'habitués à la franchise et l’honnêteté du Président, deux qualités qui sont ses plus grands atouts et l’ont rallié à l’opinion publique en situation tendues, comme ce fameux discours du Super Mardi 4 ans et demi plus tôt, comme ce discours où il annonce son divorce avec Sherry à quelques jours de son élection à la Maison Blanche, quelques mois plus tard. Mais les gratte-papiers ne l’avaient encore jamais vu de la sorte … il leur délivrait, si ce n’est pas la ruine de sa carrière politique, un brûlot, une charge percutante envers le monde dans lequel il évolue. Tous le savaient, ce discours aurait de graves répercussions pour Palmer. Mais les gens le connaissent ainsi, direct et franc.

Si je laissais passer ça, si je ne vous disais pas toute la vérité, comment pourriez-vous avoir confiance en moi, en ma fonction ? Mais ça ne changera pas le fait que ma vie privée … se retrouve liée à ma présidence, c’est fort regrettable.

A son QG de campagne, Keeler serrait les dents, si Palmer l’impliquait dans un chantage envers lui, ce serait la fin de sa carrière également, il le savait et jouait gros avec ce mensonge. Mais il faut parfois se salir les mains pour obtenir ce qu’il voulait, et ce qu’il voulait dépendait de chaque mot, chaque phrase de Palmer. Wayne (http://img87.imageshack.us/img87/391/pdvd060wj4.png) n’en croyait pas ses oreilles, il n’avait jamais vu son frère dans un tel état, si hargneux, si déterminé, il savait pourtant qu’il ne devait en aucun cas parler de Keeler, ou il aurait des ennuis avec la justice. David allait devoir oublier son honnêteté pour quelques instants, quelques minutes qui, ironiquement, sont les plus importantes de sa carrière politique.

Mesdames, messieurs, je ne me sens plus capable d’exercer cette fonction.

Un vent de panique souffla dans l’assemblée.

Si seulement c'était possible de passer outre ces dernières 24 heures, croyez-moi, je serai le premier à le souhaiter. Mais le fait est qu’elles ont eu lieu, et qu'elles m'ont touché à un point que je ne peux pas les encaisser sans flancher, si ce n’est pas aujourd'hui, la semaine prochaine, le mois prochain, qui sait ?

Palmer leva la tête, et prononça chaque mot, chaque lettre, avec solennité et gravité, il fallait le faire :

Par conséquent, après mûre réflexion, dans l’intérêt de cette nation et avec prise d’effets immédiate, je renonce à ma charge de Président des Etats-Unis.

Impossible. On le sentait poindre sans y croire, mais il l'a dit lui-même : Palmer ne se représentera pas ! Qui fait pression sur lui ? Et pourquoi ? Qui a menacé Palmer ? Tant de questions dont la population n’aura jamais de réponses, ou pas les bonnes. Gerry monta sur l’estrade après la descente de Palmer pour annoncer qu’aucune question ne pourra être posée à Palmer dans l’immédiat, et qu’un complément d’informations sera livré à chaque rédaction aux environs de 20 heures. Mais, dans son subconscient, lui-même en avait plein, et devait s’efforcer de paraitre lucide, car il était aussi choqué que les journalistes abattus pour la majorité, scotchés par l’annonce pour d’autres. L’ex-président des Etats-Unis d’Amérique marchait lentement vers sa limousine, pendant que certains hommes du Secret Service, tout en le protégeant, contenaient la foule qui hurlait comme jamais.

Wayne regardait David avancer, l’air grave. Il savait qu’il avait causé toute cette folie, aussi il n’arriverait jamais à trouver les mots adéquats à dire à David, qui ne lui en voulait pas, ce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Il faut arrêter de ruminer les fantômes du passé, ce qui a été fait, a été fait, il n’y a rien à redire. Voilà ce que David lui aurait dit. Mais Wayne n’était pas encore prêt à l’entendre. Aaron Pierce arriva ouvrir la portière de sa limousine à Palmer, qui s’engouffra dans cette dernière les larmes aux yeux. Aaron fixa le président, l’ex-président, avec compassion, puis referma la portière et annonça à toutes les unités présentes sur Hold Street que David Palmer était rentré dans sa limousine, qui s’apprêtait à partir vers l’hôtel lui ayant servi de QG de campagne présidentielle, lorsqu’il était encore sénateur, 4 ans et demi plus tôt. L’hôtel fut réservé il y’a quelques jours, aussi Palmer, au vu de la situation actuelle, aurait préféré un endroit moins chargé de souvenirs… Les membres du Secret Service rentrèrent alors dans les nombreuses voitures d’escorte. David n’arrivait pas non plus à réaliser la portée de son discours, il n’arriva pas à se dire qu’il abandonnait la course et ne briguerait pas un second mandat. La loi sur la Santé, il y avait consacré ces deux dernières années … tous ces mois d’efforts, pour rien.

- Mr Palmer ?

L’agent Adams tapait à la vitre teintée de la limousine. Palmer, après un bref sourire crispé, l’abaissa.
- Votre frère m’envoie vous dire qu’il ne viendrait pas avec vous dans le cortège, il doit… aller au poste de police pour y émettre sa déposition au sujet de la mort de Julia Miliken et de votre ex-femme, monsieur.
- Pourquoi ne vient-il pas m’annoncer cela lui-même ?
- Ca, il ne me l'a pas dit, monsieur.

Palmer songe quelque secondes, puis relève la tête.

- Merci, agent Adams.

Il remonte la vitre, appelle Aaron se trouvant à l’avant pour lui signaler qu’ils peuvent partir, et la limousine démarre, quittant la rue bondée de personnes venues saluer le président Palmer… l’ancien président David Palmer.

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10:50:45 PM, heure allemande

A Berlin pour un voyage diplomatique, Jim Prescott (http://img228.imageshack.us/img228/1857/pdvd121aw1.png) a été prévenu par son assistante, elle-même alertée par Jenny Dodge, membre de l’équipe de Palmer. Il est 23 heures en Allemagne, mais le vice-président va devoir rentrer à Washington pour annoncer sa prise de pouvoir immédiatement. Il ne savait quoi en penser, il avait parlé à David Palmer quelques heures plus tôt et ne voyait rien en lui qui laisserait penser à une démission de sa fonction présidentielle. Mais il doit faire son devoir. Aussi, Jim s’excuse auprès des convives qui se trouvent à sa table et se dirige vers son hôtel, pendant que l’on affrète son avion.


01:53:41 PM, heure de la côte ouest des Etats-Unis

- Pour la dernière fois, y a-t-il d’autres souches non-employées du virus Cordilla ?!

Hammond, à travers l’écran de la salle de crise, avait beau crier ce qu’il voulait, ça ne servait à rien, Jack le savait pertinemment, et ce dernier se demanda pourquoi il était présent ici. Aucune fiole du virus ne restait, Saunders avait dit la vérité. Pour protéger sa fille. Jason Haggarty ne pouvait rien dire de plus, il n’était qu’un pion de Stephen, pas un associé. Il était chargé de libérer le virus au dessus du Metal Globe, et Saunders ne lui a dit que ce qu’il devait savoir, Jack le savait. Il n'aurait pas confié des informations compromettantes à un homme de main, des informations dont il n’aurait pas usage. Jack ne l’aurait pas fait. Il prit la parole, lassé et visiblement fatigué.

- Brad, vous voyez bien qu’il ne sait rien. Sa mission, c’était le Metal Globe, uniquement. Croyez-moi, vous pouvez arrêter cet interrogatoire qui ne sert strictement à rien.[/I]

Larry Moss acquiesce, bien qu’il eut faillit sortir une réplique cinglante à l’encontre de Bauer, ayant lu ses états de service avant l’interrogatoire, et ne supportant pas de se faire donner des ordres par un agent dont l’insubordination sont un mode de travail.

- Bien, reprit le directeur de la CTU de Washington, vous avez raison Bauer, on transfère le détenu dans une prison fédérale en attendant son jugement.
-Merci monsieur Moss, fit Jack.
-Monsieur Bauer, mr Hammond.

Hammond remercie alors Moss (http://img228.imageshack.us/img228/4663/vlcsnap211574ym1.jpg) tandis que Jack, au bord de la crise de nerfs après cette longue, trop longue journée, restait le regard perdu dans le vide.

- On a fini Bauer, vous pouvez rester pour le briefing sur les zones où le virus s’est relâché, mais pour être franc, je ne vous retiens pas, vous avez déjà assez donné ces dernières 24 heures. Vous pouvez rentrer chez vous.

Sans un mot, Jack sort de la salle de conférence, et marche vers la sortie quand un flash spécial, sur un écran, l’interpelle, mais ne le surprend pas. On y voit une journaliste, Robin Turner, en direct de Hold Street, à 25 kilomètres de la CTU, au milieu d’une foule imposante, en train d’annoncer le choc de la journée à savoir la démission de ses fictions du président Palmer, suite à la mort de son ex-femme Sherry. Jack baisse la tête, se remémorant sa dernière rencontre avec Sherry, 3 ans plus tôt, et compris alors les raisons de la démission de Palmer, dont il était déjà averti par ce dernier, ce qui n’était pas le cas des différents analystes qui restent pour le moins très étonnés, les yeux rivés sur la télévision. L’agent Bauer se retourne et avance vers la sortie, il comptait bien prendre un peu de repos avant de repasser à l’hôpital. Il lève la tête, et sort par la grande porte.


01:55:23

- Elles sont mortes, inspecteur, Julia Miliken est morte. Elle a tué Sherry et a retourné l’arme contre elle. J'étais là quand ça c’est produit.
- Mais, monsieur Palmer, aux informations, votre frère a dit que Sherry était morte d’un cancer et...
- Je sais ce qu'il a dit, monsieur Norris (http://img292.imageshack.us/img292/5501/pdvd096xr4.png). Vous ne croyez tout de même pas qu’on allait parler de meurtre, le public n’a pas besoin de le savoir.
- Oui, je comprends, Wayne. Mais j’aimerais savoir une chose : pourquoi étiez-vous présent chez madame Palmer au moment du crime ?
- Je vous expliquerai tout quand j’arriverai, inspecteur, donc dans environ… 30 minutes.
- J'envoie des unités au domicile de Sherry, et je vous attends ici, Wayne.

Wayne raccroche, et, à bord d’une des nombreuses voitures de l’escorte présidentielle, se rend au commissariat central de Los Angeles. Il a l'intention de mettre les choses au clair, il ne va pas mentir, non, son frère a démissionné, il ne risque plus de retombées politiques, alors, c'était la vérité que l'inspecteur Norris va entendre, que Sherry voulait faire tomber le président avec elle. John Keeler sera le prochain président des Etats-Unis, Allison Taylor (http://img155.imageshack.us/img155/7145/vlcsnap165792dz8.jpg) n'aurait aucune chance face à lui. Sherry avait eu ce qu'elle voulait…


01:57:01

- John, il faut que vous descendiez parler à la presse.
- Oui Sharon, j’arrive.

John Keeler restait abasourdi par les nouvelles, un mélange de joie et d’amertume s'emparaient de lui. Sherry Palmer est morte, il ne s’attendait vraiment pas à ça en regardant le discours de Palmer. Il ne sait pas quoi en penser, en revanche, ce qu'il sait, c'est que le public attend sa réaction. Il jouera l'étonné bien sûr, ce n’est pas le moment de donner une mauvaise image, autant parfaire sa victoire future. Il retourne dans son bureau, enfile sa veste, remercie quelques uns de ses employés l'ayant interpellé, qui voient là une grande chance pour lui d’accéder à la Maison Blanche, et enfin arrive dans l’ascenseur. Il n'est pas arrivé là où il est sans se salir les mains, Sherry avait bien raison.


01:58:45

David entra dans la chambre d’hôtel. On aurait dit que rien n'avait changé. Le Président Palmer n'aura jamais connu ce lieu. Seuls le sénateur du Maryland et l’ancien Chef d’Etat auront mis les pieds ici.

- Monsieur le Président… est-ce que je vous commande un repas ?
- Non merci Aaron, je n’ai pas faim.
- D’accord monsieur.

Aaron se rapprocha de David, songeur, à la vue de ce lieu.

- Pour votre ex-femme … je suis navré, monsieur.

David posa sa main sur l’épaule de l'agent et le gratifia d’un sourire. Aaron (http://img151.imageshack.us/img151/8824/pdvd083cu2.png) dit alors au président que, s'il avait besoin de lui, il serait dans le couloir. David resta seul dans la pièce, il contemplait les murs, le salon, la salle à manger, sa chambre à coucher tant de lieux remplis de souffrance. La dernière fois où il y était venu, il avait aussi découvert sa femme telle qu'il l'avait vu aujourd’hui. Prête à tout. L'ex-président des Etats-Unis se dirige alors vers la porte-fenêtre, l'ouvre, arrive sur le balcon de sa suite, qui surplombe Los Angeles, et son smog si familier. De là, David fixe impassiblement l'horizon, perdu dans ses souvenirs.


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http://img215.imageshack.us/img215/9947/pdvd100tg7.pnghttp://img233.imageshack.us/img233/2734/pdvd103yb2.pnghttp://img219.imageshack.us/img219/5545/pdvd102mg0.png

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lak
21/02/2008, 01h11
Si je peux me permettre un petit conseil de rédaction : les passé-simples, le passé, pour ce que tu racontes ça ne colle pas. T'es en train de raconter un épisode de série, et en plus une qui est sensée se passer en temps réel. Raconte-là au présent ton histoire, comme un script. Ce n'est pas un récit. Ca se passe là, tout de suite, maintenant, devant nous.

Bunk
22/02/2008, 14h41
Si je peux me permettre un petit conseil de rédaction : les passé-simples, le passé, pour ce que tu racontes ça ne colle pas. T'es en train de raconter un épisode de série, et en plus une qui est sensée se passer en temps réel. Raconte-là au présent ton histoire, comme un script. Ce n'est pas un récit. Ça se passe là, tout de suite, maintenant, devant nous.
Oui, c'est vrai, mais je trouvais que les temps du passé collaient mieux à une fan-fic, car les évènements racontés se sont déroulés en mars 2000, août 2001 et octobre 2004, à la suite des journées de 24, donc forcément je me voyais mal adapter ça au présent. Mais, maintenant que tu le dis, c'est vrai que ça aurait pu bien rendre au présent d'un autre côté, j'y penserai pour la prochaine fois, pour ma prochaine 25ème heure ! Une 25ème heure de la saison 4 de 24, qui arrivera, je pense, au mois de juillet 2008, puisque je me concentre plutôt sur ma fan-fiction "saison 2.5" actuellement, qui ne poursuit pas les saisons en en racontant l'heure qui a suivit, mais prend place durant l'infiltration de Jack Bauer chez les Salazar. D'ailleurs, je casse un peu les codes de la série, puisque la première moitié de saison se déroule 6 mois avant la seconde, le début de l'infiltration, et sa conclusion par l'arrestation de Ramon. Je préfère m'inscrire dans un univers dont on a déjà quelques lignes, mais encore suffisamment de latitude pour pour voir avoir de la liberté, et cet endroit-ci de la mythologie 24, c'est l'idéal je trouve :).